Souligné chaque année au Canada le 28 avril, le Jour de deuil national rend hommage aux personnes qui sont décédées, qui ont été blessées ou qui sont devenues malades au travail ou par suite d’un accident en milieu de travail.

Au-delà des statistiques

Les plus récentes statistiques de l’Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC) indiquent qu’en 2017, 951 décès en milieu de travail ont été recensés au Canada, ce qui représente une augmentation de 46 cas par rapport à l’année précédente. Parmi les personnes décédées se trouvaient 23 jeunes travailleurs âgés entre 15 et 24 ans.

Si on ajoute à ces cas les 251 508 demandes acceptées (comparativement à 241 508 l’année précédente) pour des heures de travail perdues en raison d’une blessure ou d’une maladie du travail, dont 31 441 demandes de travailleurs âgés entre 15 et 24 ans, et le fait que ces statistiques indiquent uniquement les accidents déclarés et acceptés par les commissions des accidents du travail, il va sans dire que le nombre total de travailleurs touchés est encore plus élevé.

Ce ne sont pas seulement ces chiffres qui doivent nous faire réfléchir. Derrière chaque tragédie se trouvent des proches, des membres de la famille, des amis et des collègues de travail qui sont directement touchés, laissés derrière et profondément marqués – leur vie aussi a été bouleversée à jamais.

Commémoration

Le Jour de deuil national n’est pas seulement un jour pour rendre hommage aux personnes qui sont mortes ou qui ont été blessées par suite d’une tragédie en milieu de travail, mais est aussi un jour nous donnant l’occasion de renouveler notre engagement collectif à améliorer la santé et la sécurité en milieu de travail et à prévenir les blessures, les maladies et les décès.

Le 28 avril, le drapeau canadien sera hissé à mi-mât sur la colline du Parlement et sur tous les immeubles du gouvernement fédéral. Les employeurs et les travailleurs commémoreront le Jour de deuil de plusieurs façons. Ils peuvent allumer des bougies, déposer des couronnes ou porter une épinglette commémorative, un ruban ou un brassard noir, et observent un moment de silence à 11 h.